Après le départ de trop controversé Jules Alingete IGF : Bitasimwa et Jules Alingete, bonnet blanc, blanc bonnet
Des millions des dollars volatilisés au ministère d’agriculture, à la DGI avec la TVA, à la santé avec Ebola, au mines, Bitasimwa de faire une patrouille financière en amont ni en aval pour protéger la République.
De l’avis général, le départ à la retraite presque précipitée de Jules Alingete se révèle aujourd’hui une très mauvaise décision.
Et pour cause, l’Inspection Générale des Finances (IGF) est devenue un service de contrôle supérieur amorphe, surtout impuissante face aux délinquants financiers qui n’ont plus peur de détourner des fonds publics destinés à financer des projets de développement et de construction des infrastructures structurantes.
Plus de 700 millions de dollars américains pour la lutte contre Ebola non tracés, 20 milliards USD versés aux entreprises non éligibles dans le secteur de la sous-traitance, 57 millions USD de la BAD pour des financements des projets dans l’agriculture ; autant de dossiers de vol des fonds publics qui laissent l’IGF étrangement sans réaction.
Comme on peut aisément le constater, depuis le départ de Jules Alingete, l’IGF ressemble à une machine totalement grippée, un service moins visible dans le débat public sur les questions de la corruption, de la prédation financière et de la bonne gouvernance.
Une institution ne vaut que ce que valent ses dirigeants, dit-on. Par rapport à cette sagesse, on peut en déduire que le staff dirigeant actuel à la tête de l’Inspection Générale des Finances n’est pas à la hauteur de la mission lui confiée par le Président de la République. Exiger son remplacement n’est pas un acharnement. Loin s’en faut.
LE FAX



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