RDC – ESU : Marie-Thérèse Sombo, la cible d’une machination numérique
KINSHASA – Il y a les débats parlementaires. Et il y a les exécutions numériques. Depuis la plénière de l’Assemblée Nationale du 26 octobre 2026, la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique, Marie-Thérèse Sombo Ayane, subit la seconde.
En quelques heures, une armée de comptes anonymes, de médias de la haine savamment manipulés, s’est mise en branle avec un seul mot d’ordre : salir, diffamer, réclamer à l’aveuglette sa révocation à la Première Ministre Judith Suminwa. Une campagne d’une violence inouïe, qui dit moins sur la gestion de l’ESU que sur la férocité de ceux qui veulent abattre la Ministre.
Notre rédaction a enquêté. Et les faits sont têtus.
Le piège des faux comptes
Premier acte de cette machination : la fabrication pure et simple d’une fausse Ministre.
Un compte @sombotherese, usurpant sa photo, diffuse un prétendu message de « destitution » et annonce un départ précipité en Belgique. Propos indignes, montés de toutes pièces, que la Ministre n’a jamais tenus.
Nos vérifications sur le terrain sont formelles : ce compte est un faux. Une usurpation d’identité grossière.
Le seul et unique compte officiel de Madame la Ministre est @sombo_therese (x.com/sombo_therese), suivi par plus de 2 000 abonnés. Toute autre publication en son nom relève de la falsification. L’opinion est appelée à signaler ces officines numériques et à ne relayer aucune information qui n’émane pas de ce canal officiel.
Ce que l’Assemblée a vraiment voté
Deuxième mensonge, le plus grave : l’Assemblée Nationale n’a jamais voté la destitution de Marie-Thérèse Sombo.
Contrairement à la rumeur savamment entretenue, il n’y a eu ni motion de défiance, ni application des articles 146 et 147 de la Constitution, seule procédure qui aurait pour effet de rendre un membre du Gouvernement réputé démissionnaire.
Que s’est-il passé réellement ? La plénière a adopté des recommandations à la suite du rapport d’une commission d’enquête. Des recommandations qui proposent des sanctions – administratives, politiques ou autres – dont l’appréciation revient, conformément à l’article 78 de la Constitution, au Président de la République et à la Première Ministre.
Or, une sanction n’est pas forcément un départ. Elle peut aller d’un simple rappel à l’ordre à une mesure corrective. Vouloir transformer une recommandation en révocation immédiate, c’est tordre le droit pour assouvir une haine viscérale.
Le droit d’être entendue
C’est le principe le plus élémentaire de notre État de droit, garanti par l’article 19 de la Constitution : aucune décision juste ne peut être prise sans que la personne concernée ait été entendue.
Marie-Thérèse Sombo doit pouvoir s’expliquer point par point, faits à l’appui. C’est seulement après avoir établi s’il y a eu faute, et où, que l’autorité compétente pourra décider.
Vouloir la condamner sur X avant de l’avoir écoutée, c’est le propre du lynchage.
Marie-Thérèse Sombo n’est pas née Ministre. Elle est venue servir, non s’accrocher à un poste. Et ceux qui la connaissent le savent : elle respectera toujours les décisions des Institutions de la République. Mais ces décisions doivent être prises dans les règles de l’art, et non sous la pression d’une campagne de haine orchestrée en ligne.
Le débat sur la gestion d’un Ministère est légitime. La diffamation, l’usurpation d’identité et le lynchage numérique ne le sont pas.
MARIE-THÉRÈSE SOMBO IMPRIME LA MARQUE DE LA QUALITÉ, DE LA MODERNISATION ET DE L’INNOVATION
De la consolidation du système LMD à la refonte historique de l’école doctorale, en passant par l’autonomisation financière des universités et le déploiement du numérique, la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi Mukuna, dresse un bilan mi-parcours de réformes structurantes qui alignent désormais l’université congolaise sur les standards internationaux et matérialisent la vision du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi.
Nommée en 2024 comme première femme à la tête de ce ministère stratégique, la Professeure Marie-Thérèse Sombo a engagé une transformation en profondeur du secteur, articulée autour de quatre priorités : l’amélioration de la qualité de la formation, la modernisation des infrastructures, le renforcement de la recherche et l’adaptation de l’enseignement aux besoins de développement de la RDC.
1. Consolidation du système LMD et assainissement académique
Dès août 2024, elle a lancé la Commission Nationale d’Évaluation à mi-parcours du système Licence-Master-Doctorat. L’objectif est clair : consolider les acquis, harmoniser les maquettes de formation et aligner la RDC sur les standards internationaux.
2. La révolution de l’école doctorale
En juillet 2025, elle a frappé fort avec la création d’une commission doctorale chargée de restructurer totalement le 3ème cycle, d’éliminer les écoles doctorales anarchiques et d’instaurer des critères qualitatifs stricts. Une mesure saluée par la communauté scientifique comme l’innovation majeure de l’Instruction Académique N°027.
3. Autonomie et justice sociale
Fidèle aux recommandations des États Généraux de l’ESU, la Ministre a fait adopter les textes sur l’autofinancement des établissements, permettant aux universités de mobiliser leurs ressources propres. Dans le même élan social, un arrêté interministériel historique prévoit une réduction de 50% des frais académiques et de résidence pour les étudiants vivant avec handicap et les étudiants vulnérables.
4. Le virage numérique et de l’innovation
Anticipant les défis sécuritaires et la massification, elle a fait adopter en février 2025 l’arrêté organisant l’Enseignement Ouvert et à Distance, accompagné de la stratégie des sciences ouvertes. Ce dispositif est aujourd’hui concrétisé par la plateforme nationale d’EAD et la campagne « Je suis Tech », avec l’ouverture de nouvelles filières d’avenir : Intelligence Artificielle, robotique, data et cybersécurité.
5. Des infrastructures qui accompagnent les réformes
Le 6 octobre dernier à l’UPN, lors de l’inauguration de nouveaux bâtiments par le Président de la République, la Ministre a rappelé sa doctrine : « La qualité des infrastructures doit se traduire par la qualité des enseignements et des résultats scientifiques ». La modernisation des campus n’est plus une promesse, mais une réalité qui accompagne chaque réforme.
Avec méthode, rigueur et une vision d’excellence, Marie-Thérèse Sombo confirme son statut de technocrate réformatrice au service de la jeunesse congolaise.
Le Réseau Mag



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