Modernisation du secteur des transports à Kinshasa Le Président de la République Félix Tshisekedi a relancé le train urbain gare centrale-aéroport de Ndjili après 15 ans d’arrêt
- Le DG de l’Onatra, Martin Lukusa, a relevé un défi de taille
Après quinze longues années d’arrêt des travaux, la capitale congolaise a renoué le mardi 30 juin 2026 avec un projet emblématique: le train reliant la Gare centrale de Kinshasa à l’aéroport international de Ndjili. En lançant officiellement ce trafic ferroviaire, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a marqué un tournant décisif dans sa volonté d’améliorer la mobilité des personnes et des biens.
Ce geste fort s’inscrit dans une stratégie globale visant à mettre fin aux embouteillages monstres qui paralysent quotidiennement la circulation dans la mégapole congolaise. À ses côtés, Martin Lukusa, Directeur général de l’Office national des transports –ONATRA- a démontré que sa détermination à matérialiser la vision présidentielle n’est pas un simple discours, mais une réalité palpable sur le terrain.
Le lancement du train Gare centrale–aéroport de Ndjili est bien plus qu’un projet d’infrastructure: c’est un symbole de renaissance pour la ville de Kinshasa.
Une bouffée d’oxygène pour des milliers de Kinois
En effet, pendant des années, les habitants de la capitale ont souffert d’une mobilité chaotique, où les embouteillages interminables freinaient non seulement la circulation des personnes mais aussi le dynamisme économique. En relançant ce projet, Félix Tshisekedi affiche clairement son ambition de transformer Kinshasa en une ville moderne, où les infrastructures de transport deviennent des leviers de développement.
Ce trajet inaugural ouvre la voie à une reprise progressive du trafic ferroviaire dans la partie ouest de la capitale, notamment entre la Gare centrale et le rond-point Kintambo. Cette extension est perçue comme une bouffée d’oxygène pour des milliers de Kinois qui, chaque jour, doivent composer avec une circulation saturée. Le train devient ainsi une alternative crédible et efficace, capable de désengorger les principales artères de la ville.
Un mandataire qui s’exprime par des actions concrètes
Mais derrière ce succès, se cache également le pari gagné par Martin Lukusa. Le numéro un du comité de gestion de l’Onatra s’impose désormais comme un mandataire qui s’exprime par des actions concrètes. Sous son impulsion, l’Office national des transports renaît littéralement de ses cendres et reprend sa place parmi les entreprises publiques pilotes du portefeuille de l’État. Dans un contexte économique difficile, cette performance témoigne d’une volonté de redonner confiance aux citoyens et de prouver que l’action publique peut produire des résultats tangibles.
La relance du train ne se limite donc pas à un simple projet de mobilité: elle incarne une vision. Celle d’un État qui investit dans des infrastructures durables, qui favorisent la fluidité des échanges et qui contribuent à l’amélioration du cadre de vie. Pour Kinshasa, ville tentaculaire et en perpétuelle expansion, ce train est une réponse concrète à des défis urbains majeurs.
Le lancement du train Gare centrale-aéroport de Ndjili est une victoire à plusieurs niveaux. Pour Félix Tshisekedi, il s’agit d’un acte fort qui traduit sa volonté de moderniser la capitale et de mettre fin aux embouteillages qui gangrènent la vie quotidienne des Kinois. Pour Martin Lukusa, c’est la preuve que l’Onatra peut redevenir une institution de référence, capable de porter haut la vision présidentielle malgré les contraintes économiques.
Au-delà des symboles, ce projet ouvre une nouvelle ère pour Kinshasa: celle d’une mobilité repensée, d’une circulation plus fluide et d’une économie urbaine revitalisée. Le train devient ainsi le fil conducteur d’une capitale qui refuse de rester prisonnière de ses embouteillages et qui aspire à se projeter vers l’avenir. Kinshasa retrouve son souffle, et avec lui, l’espoir d’une ville où se déplacer n’est plus un calvaire mais un droit accessible à tous. D’autant que la mise en circulation s’inscrit dans le cadre du projet MetroKin, un réseau ferroviaire de 300 kilomètres soutenu par l’Africa Finance Corporation (AFC), est conçu pour transporter plus de 520000 passagers par jour dans sa première phase.
Le FAX



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